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Il existe, je crois, au moins deux sortes de théâtre militant. Sans remonter trop loin on peut penser à celui de Jean-Paul Sartre (Les mains sales, Le Diable et le Bon Dieu) où les situations et les personnages portent des idées qui s’opposent. De cette opposition doit jaillir pour le spectateur la lumière de la compréhension du monde. Et un autre moins théâtralement théâtral si l’on peut dire, plus direct. Celui qui voit des gens raconter leur situation, leur combat contre la société autant pour informer que pour se dire. Une création spontanée où chacun joue son rôle et parle aux autres... qui lui répondent.
Ici nous avons une trame, l’histoire d’une grève dans un journal où les journalistes voulaient conserver et entretenir la liberté de la presse face au pouvoir et à sa toute puissance. Les faits rapportés sont exacts et servent de supports aux interventions. Seuls trois personnages ont un nom, les autres portent leur fonction ou sont les représentants des forces en présence.
Étrangement même si l’action de cette tentative d’étouffement d’un journal est purement coréenne, le texte édité ici peut servir pour n’importe quel pays dans lequel cette situation peut se retrouver. Les moyens mis en œuvre contre la liberté de la presse sont partout les mêmes... Pour en savoir plus vous pouvez toujours consulter l’album publié chaque année par “Reporters sans frontières”. Et ceux utilisés pour la défendre sont par exemple bien énumérés ici.
Un théâtre militant qui peut servir pour faire jouer, faire travailler collectivement, faire comprendre et percevoir l’importance d’une presse libre (écrite ou virtuelle). Imaginez tout ce que l’on peut dire sur un sujet à partir du moment où l’on ne parle pas de l’endroit où l’on vit...
Bonnes répétitions...
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