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C’est intelligemment réalisé avec emboîtage et une certaine solidité. Quatre histoires d’Asie, quatre livres, cinq couleurs, cinq dragons. Et aucune information concernant le travail effectué par chacune des auteures.
Le dessin est original sans être illisible ou choquant. Le dessin est subtil qui intègre finement les éléments du conte. Regardez le peigne et le rapport entre la jarre et le dragon dans le conte japonais. Il joue sur l’impression laissée par les contrastes et donne le sentiment de papiers découpés que l’on pourrait placer dans des lanternes chinoises. Cela peut inspirer des activités post lecture des contes.
Les pays qui livrent ces contes sont la Chine, la Corée, le Japon et le Vietnam. Je les ai énoncés par ordre alphabétique mais on peut les lire dans l’ordre de son choix, je vous recommanderai cependant de laisser les enfants choisir. Leur préférence et leur appréciation du conte offrent une possibilité de discussion. Les textes sont porteurs de morales implicites... Mais surtout ils montrent, à mon avis, l’universalité de l’humain. Dans le conte chinois la petite fille est appelée “Rouge-Belle” et son frère “Tout-Rouge”. Pour le conte japonais le dragon enlève chaque année une jeune fille du village comme tribut. Le conte vietnamien a des accents de mythologie grecque. Le conte coréen est à mon sens un peu différent des trois autres. D’une part il présente deux dragons au lieu d’un et d’autre part il met en scène un artiste et propose une réflexion sur l’art. C’est aussi le seul conte à ne pas faire agir les dragons. On notera que ces animaux ne sont jamais vraiment dangereux pour ceux qui les rencontrent et même qu’ils leur sont d’excellents faire-valoir.
De quoi passer de bons moments avec les enfants.
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