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Ne croyez pas ce que vous dit la quatrième de couverture, c’est comme pour les trois mousquetaires - qui étaient quatre - nous avons bien cinq personnages importants mais il faut aussi compter les deux zèbres. Ils sont très importants, au moins par le fait qu’ils sont, eux, dans le titre. ^
C’est pour les avoir vu en réalité que James - le nom de famille est imprononçable - correspondant de guerre du New York Times se paye un de ses plus beaux fous rires qui lui fait retrouver de l’intérêt à la vie et aider Mahmoud le directeur du Zoo de Gaza qui abritait les zèbres. Jana la DJ berlinoise est elle aussi séduite par les deux zèbres dont elle lit l’aventure dans l’article de James affiché sur le stand à Hot Dog de Mahmoud. Elle veut acheter une toile de Mila une peintre qui cherche à s’installer à New York et est amoureuse de Mathieu qui décide de changer de vie, c’est-à-dire de donner un sens à la sienne et d’entreprendre la rédaction d’un roman pour séduire Mila.
Une bluette romantique en diable mais branchée Twitter et Facebook et qui semble un peu délayée, ou délavée comme une aquarelle de Marie Laurencin. Il s’agit aussi d’un premier roman avec ses maladresses d’écriture - utilisation un peu abusive des auxiliaires être et avoir, pour n’en citer qu’une - et ses petites audaces critiques (“Il y avait de tout dans le salon où elle sirotait son gin tonic. Mannequins longilignes, pseudo-rappeurs black au-delà des clichés télévisés, fashionistas gay, playboys sur le retour et toute une ribambelle de filles tout droit sorties d’une version géante et édulcorée de Sex and the City”).
Faites-vous plaisir.
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