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264 pages de plaisir de lecture. Graphiquement le mélange entre les passages en couleurs et ceux en noir et blanc est réussi et très plaisant à l’oeil. Aux pages 24 & 25 vous comprendrez ce que je veux dire. En couleurs la réalité du combat qui oppose d’Artagnan à Jussac - garde du Cardinal - en noir et blanc les figures de duel avec un côté esthétique imaginées par d’Artagnan... la dernière case annonçant le vainqueur. A d’autres endroits le noir et blanc présente la réalité des choses autour du cadet ou des souvenirs comme des croquis dans un carnet (voir pages 34/35).
Le dessin des visages oscille pour moi entre le caricatural et le réalisme outré, et cela a le don d’accrocher le lecteur qui doit regarder pour saisir l’expression dessinée au lieu de se contenter comme on le fait généralement de survoler les cases en recherche de sens. Parfois des vignettes semblent se répéter pour traduire un sentiment, mais regardez bien dans beaucoup de cas l’image, le cadrage, la taille change et cela donne du rythme. Parfois aussi les rapports entre couleurs et noir et blanc participent directement de l’histoire (voir page 108).
Pour le récit, pas de surprise, il s’agit du roman d’Alexandre Dumas découpé avec respect et intelligence. Le sous-titre nous permet peut-être d’expliquer le titre de Dumas. C’est à la fin de l’histoire que D’Artagnan devient mousquetaire, ainsi ils ne sont bien que trois (Athos, Porthos et Aramis) et tous ont leur histoire personnelle.
Vous allez lire ce D’Artagnan et, comme moi, vous espérerez que l’auteur achève bientôt son adaptation de “Vingt ans après” sans attendre une aussi longue durée.
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