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Le Grand Théâtre de Genève a donné carte blanche à Andonis Foniadakis pour une soirée de danse. Jusqu’au 12 février, le Ballet du Grand Théâtre sera aux prises avec Glory, nouvelle création du chorégraphe, sur des musiques de l’un des maîtres incontestés du baroque : Georg Friedrich Händel. Glory se veut du reste un hommage au baroque, à ses excès et à son exubérance.
Sur des extraits des 12 Concerti grossi, op.6, mais aussi du psaume Dixit Dominus ou encore de l'Hallelujah extrait de Messiah), considéré comme le chef-d’œuvre du genre oratorio, la troupe occupe durant une heure la scène du BFM avec une virtuosité époustouflante. Si la musique exige de réels efforts des danseurs, nous ne les percevons pas. On se laisse tout simplement porter par la beauté des gestes et du mouvement d’ensemble.
Sur une scène entièrement vide où il n’est fait usage d’aucun décor mais où les jeux d’ombre et de lumière revêtent un aspect essentiel, les danseurs investissent l’espace et lui donnent vie. Un des moments phare est celui où une danseuse évolue au milieu de danseurs, revêtue d’une robe noire à très longue traîne. Dans la traîne sont fixées des sortes de baleines qui permettent de jouer avec, et de tantôt couvrir ou découvrir complètement la danseuse. Un moment visuellement magnifique qui vaut à lui seul le déplacement.
Rappelons que Foniadakis avait déjà donné au Grand Théâtre de Genève Selon désir, lors de la saison 2003-2004, une pièce très acclamée lors de la tournée internationale de la troupe.
Glory
Ballet du Grand Théâtre de Genève
Musique de Georg Friedrich Haendel
Chorégraphie d'Andonis Foniadakis
Création mondiale
Jusqu'au 12 février au Bâtiment des Forces Motrices (BFM)
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