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Outre la thalassothérapie attirant d’innombrables adeptes, la Bretagne a de nombreux attraits dont la découverte de ses îles. Pour les amateurs de gastronomie, les mets de la mer seront au rendez-vous entre crustacés et poissons, sans oublier ses célèbres galettes et crêpes (agrémentées de fruits de mer, fromage, chocolat, etc.).
Autrefois d’importance capitale, les phares (ayant une portée lumineuse jusqu’à 55 kilomètres) permettaient aux navires de se diriger et d’éviter de nombreux accidents. Ceux-ci, aujourd’hui automatisés, n’ont plus besoin de gardien, mais ils restent néanmoins riches d’histoire et continuent à intriguer. Offrant une architecture impressionnante, avec une vue imprenable de 360°, un détour vaut la peine.
Sur l’île d’Ouessant, ce ne sont pas moins de 5 phares qui protégeaient les navires des courants les plus dangereux. Il faut à peine plus d’une heure de bateau depuis Le Conquet, pour arriver sur l’île d’Ouessant, avec peut-être l’heureuse surprise d’apercevoir des dauphins. Appelée également « île aux femmes » – autrefois les hommes s’engageaient pour plusieurs années dans la marine –, la population comptait alors trois femmes pour un homme. A visiter à pied, à vélo ou en voiture, l’île, faisant 8 km de long sur 4 de large et 8 km de sentier côtier, se laisse parcourir agréablement. Le musée des phares et balises, installé dans les locaux de l’ancienne salle des machines de la centrale électrique du phare de Créac’h, permet de mieux connaître ce patrimoine maritime.
Non loin de là, l’écomusée de Niou emporte le visiteur avec nostalgie dans une maison traditionnelle ouessantine. Chose inhabituelle et qui frappe immédiatement dès l’entrée dans la maison, c’est l’absence de cloisons, les meubles servant de séparation pour délimiter les pièces. L’île n’étant pas boisée, les habitants utilisaient le bois d’épaves de bateaux pour fabriquer leurs meubles. En ressortant de la charmante maisonnette, des bêlements se font entendre : ce sont ceux de 500 moutons, dont l’espèce est originaire de l’île. Leur élevage « en vaine pâture » est resté traditionnel, et ainsi, les troupeaux vaquent en totale liberté de fin septembre à février. Malgré les 1000 lits répartis entre 4 hôtels et des chambres d’hôtes, il vaut mieux réserver à l’avance en haute saison. Question restauration, la crêperie Kéo (faisant également office de librairie) vaut le détour, non seulement pour ses excellentes galettes et kir breton (cidre et sirop), mais aussi pour son cadre, dans une ancienne capitainerie. Souvenirs forts de l’île… Les rochers peuvent prendre des formes incroyables et improbables, laissant apparaitre un gorille pensif… et d’autres images, si l’humeur et l’imagination s’y prêtent.
Autre île à parcourir, l’île de Bréhat (composée de 96 îles et îlots), est aussi appelée « l’île aux fleurs ». Afin de découvrir cet archipel, rien ne vaut un petit tour de 18 km en bateau, passant près de phoques se prélassant au soleil. Amateurs de coquilles St-Jacques, sachez que c’est ici que se situe le premier bassin avec environ 5200 tonnes récoltées en 2009. Une fois à terre, c’est une île accueillante, sans voiture ou presque, qui vous invite à la parcourir tranquillement, les voitures y étant interdites, sauf celles de la mairie et les tracteurs pour les travaux et les transports. De petits sentiers passent entre de magnifiques villas et maisonnettes faisant parfois penser aux maisons des Hobbits dans le film Le Seigneur des anneaux. Le phare du Paon, et surtout la Chapelle Saint-Michel, offrent un panorama de toute beauté qui feront la joie des amateurs de photos de rêve.
En découvrant ces îles, on se dit qu’il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour être ébloui par la beauté des sites, où l’on rêve de flâner plus longuement.
article paru dans Où magazine
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