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Joe Pike, un ancien flic du LAPD taciturne, vend ses services d’expert en protection rapprochée au plus offrant. Quand un ancien collègue auquel il doit une faveur ressurgit en lui proposant un job, Joe n’a pas d’autre choix que d’accepter. Le voilà affublé d’une jeune fille de milliardaire qui a vu ce qu’elle ne devait pas voir une nuit à L.A. lors d’un accident de voiture. Larkin Conner Barkley transformée en témoin gênant n’a pas l’habitude d’écouter qui que ce soit ! Et comme Joe Pike, en bon professionnel, exige de la discipline, la rencontre se métamorphose rapidement en un bras de fer psychologique permanent entre le vieux briscard et la jeune fille gâtée par une vie facile.
Ajoutez à cela des tueurs implacables et le F. B. I. lancés à leurs trousses et le quotidien de Joe Pike accompagné de sa nouvelle « copine » se résumera à une longue course poursuite dans les rues ensoleillées de Los Angeles. Heureusement que Joe peut faire confiance à son ami de longue date Elvis Cole pour un tant soit peu de renfort…
Robert Crais est une valeur sûre dans le monde du polar. D’une redoutable efficacité, ses romans ne déçoivent jamais ! Ce « Mortelle protection » nous permet de retrouver avec plaisir deux personnages familiers de l’auteur, mais dans le désordre. Pour une fois, Elvis Cole (le versant positif) ancien ranger adepte des arts martiaux et de yoga, le côté Ying en quelque sorte, laisse la vedette à son ami Joe Pike le ténébreux ex-marines (il a fait le Vietnam) avare en paroles bien que tout autant efficace au combat que son ami. Joe représente pour sa part plutôt le côté Yang.
Robert Crais n’a pas son pareil pour ficeler une histoire improbable où chaque page réserve son lot de surprises au lecteur. Des récits rythmés peuplés de personnages attachants, un sens de l’action lui venant certainement de son expérience de scénariste de séries hollywoodiennes (« La loi de Los Angeles », « Miami Vice », « Hill Street Blues »), une générosité dans l’écriture, un suspense habilement dosé, tout ça combiné fait des romans de Crais un pur plaisir de lecture décomplexé.
En plus, le fond rejoint souvent la forme, donnant un peu plus de profondeur aux récits avec certains thèmes chers à l’auteur, disséminés à l’intérieur de ces histoires de série B jouissives.
En 2005, son roman « Otages de la peur » a été adapté au cinéma par le réalisateur français Florent Emilio Siri (« Nid de guêpes ») avec Bruce Willis dans le rôle titre.
Amateurs de polars, précipitez-vous sur les romans de Robert Crais sans aucune hésitation, vous ne serez pas déçu !
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